A selection of Satprem's letters to Yolande Lemoine along with some relevant notes
« Un matin de janvier 2006, huit heures, Sujata au téléphone depuis l’Inde : — Connais-tu un médecin genre acupuncteur ? Satprem a de violentes douleurs au cou et derrière l’oreille… — Oui, je connais un auriculothérapeute — Peux-tu l’amener ? — Oui — Peux-tu te porter garante ? — Oui Il m’a suivie à vingt-quatre heures de distance, le temps de fermer son cabinet. Souriant, confiant, sa valise contenant le laser, Pascal 1 débarque à Kotagiri, dans les montagnes bleues, inondé de soleil et de joie. Satprem sortira de sa chambre après des mois d’isolement et se remettra à marcher. »
1 c.f. Note de Pascal 309
Le 8 mars 2006
Bonne fête, Yolande,
C’était bon de vous entendre hier. Votre passage ici m’a fait un monde de bien. Je pensais que la science médicale a fait tant d’avance qu’un médecin s’y connaissant saurait aider à guérir – au moins diluer – les douleurs atroces que subit Satprem. Mais la visite de Pascal m’a fait comprendre que le cas de Satprem dépasse toute la connaissance médicale et scientifique. C’est quelque chose de si nouveau que nous les humains ne comprenons rien. C’est donc au Divin de venir nous secourir.
Que Mère ne tarde pas !
Ci-joint un mot que j’avais fait à Pascal il y a deux jours.
Avec beaucoup d’affection et un peu de sourire.
Sujata
P.J. : Un mot de S. + 2 photos de vous avec S. 22 janv. 06
Le 6 mars 2006
Pascal,
Vous aviez fait tout un chemin pour nous visiter, j’espère que le chemin de retour était agréable.
J’ai attendu avant de vous écrire pour pouvoir observer le résultat de votre traitement. Pas de résultat perceptible (à moi). Aucune diminution de douleur.
Mais votre passage ici – et je rends grâce à Yolande de vous avoir trouvé car je ne pense pas qu’on aurait pu trouver mieux, j’ai beaucoup essayé – m’a rendu un grand service. Une illusion est tombée de moi. Je pensais avant que la science médicale saurait aider à guérir, au moins alléger, ces « douleurs » de S. pourvu que le médecin ait la connaissance véritable.
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Maintenant j’ai compris que ce n’est que le Divin qui sait comment s’y prendre.
Les choses évoluent rapidement ici. Les circonstances changent d’un jour à l’autre. D’ici juillet-août est bien loin. Ce serait plus sage d’annuler votre visite d’été envisagée.
Avec mes vifs remerciements,
P.S. : Finalement nous avons choisi un Dictaphone numérique pour nos besoins ici, pensant que ça sera plus adapté que le système que vous avez suggéré, mais nous vous remercions pour votre bon conseil.
Dimanche, 26 mars 2006
Votre courrier est bien arrivé hier avec les pièces jointes. Les photos sont très bien. Vous savez il y en a très peu de S. + S. ensemble, car d’habitude c’est moi qui prenais les photos. Curieux, il m’a semblé que Yolande était moi ! En tout cas, une bonne ressemblance vue de côté. C’est M.D. qui garde le C.D., puisque je ne connais rien des computers.
Votre explication est très claire. Mais je ne puis rien faire sans l’accord de S. Or son travail se fait à toute allure. Étonnant. Son état physique est très variable. Son corps semble faible et pourtant c’est bourré d’énergie. Il est très absorbé : comment reconquérir la Terre pour le Divin.
Soyons avec lui dans cette entreprise.
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Le 22 mai 2006
Yolande,
Vous m’avez demandé comment Satprem avait reçu la Vie Divine de Sri Aurobindo. Ci-bas ce qui reste dans mon souvenir.
C’était en 1946, quand Satprem est venu au gouvernement de F. Baron. Il voulait acheter « La Vie Divine ».
Mon père, le libraire, lui a dit qu’il ferait faire signer l’exemplaire par Sri Aurobindo. S. a été gêné, m’a-t-il raconté. Mais mon père, Prithwi Singh, l’a fait quand même. Quand S. est revenu chercher son exemplaire, il était tout ému de voir inscrit par la main de Sri Aurobindo : « To Bernard ».
Après la Guyane, Bernard est arrivé au Brésil. Là, un jour il est allé visiter un bateau. Où un monsieur officier qu’il connaissait l’a emprunté…
Et c’est la dernière fois que Satprem a vu son exemplaire. Il n’a jamais cessé de le regretter.
* * *
Tout va bien avec vous ?
Satprem parle souvent de M. Tata. L’autre jour il disait que Tata volait ou conduisait (j’ai oublié le mot exact) deux avions.
On se promène souvent.
4 juin 2006
Chère Yolande,
Tout à l’heure (il est 20h26 ici) Satprem me disait : « J’aime la devise de la France, Liberté-Egalité-Fraternité ».
Hier il m’a dit : « J’aime Yolande ».
Moi aussi.
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22 novembre 2006
Il y a deux nuits, la nuit du 20-21, nous = vous et moi, avons fait des aventures. C’était un long rêve, mais ayant été subitement réveillée à 2h du matin le reste s’est effacé. Sauf le visage de Yolande.
Aussi, quelques jours avant, un soir Satprem, allongé tranquillement sur son lit, me demande tout d’un coup : « Où est Yolande ? ». J’ai réfléchi et répondu Paris. Il ne m’a plus rien dit. J’espère que j’ai dit la vérité !
Allez-vous bien ?
Profonde affection de nous 2.
Notre vache a récemment donné naissance à un superbe veau.
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